Alerte, nous sommes en danger.
Nous sommes en pleine période électorale et les candidats se croient autorisés à raconter n’importe quoi. Les promesses fusent de toutes parts. On n’a même plus le temps de les lire. Comme d’habitude, elles n’engagent que ceux qui les entendent. Aucune, en tous cas peu, ne sera tenue.
Il ne faut pas croire que demain “on rasera gratis”. Cela n’existe pas.
Il va bien falloir travailler, se serrer la ceinture, engranger des résultats, payer nos dettes.
N’y a-t-il pas incohérence ?
Il faut des logements, et on ne fait rien pour encourager la construction. Il faut de l’électricité, et on veut démanteler ce qui constitue notre source la plus importante avant d’avoir récréer les conditions d’un nouvel approvisionnement. Il faut acheter français, mais presque plus rien n’est entièrement français. Il faut une agriculture forte, mais on ne lui donne pas les moyens d’exister. Ce ne sont que quelques exemples.
Il faut garder espoir.
La France, n’en déplaise aux agences de notation, est néanmoins forte et riche. Elle s’en sortira, elle s’en est toujours sortie. La France est forte car elle a un potentiel énorme encore peu ou mal exploité. La France est riche car ses ressortissants sont inventifs, créatifs. N’est-ce pas en France qu’il y a le système D, le système démerde. “Démerde-toi et le ciel t’aidera !”
Allez, France, retrousse tes manches, travaille, râle s’il le faut, tu vas t’en sortir, si ce n’est cette année, ce sera dans deux ans, trois ans. Au regard de l’humanité et de la longueur de ton existence, que sont-ce que deux ou trois ans ? Ce qui est à regretter, ce sont ceux qui resteront sur le côté du chemin, ce que l’on appelle les pertes collatérales. Hélas ! il y a toujours des pertes collatérales. Et il faut bien reconnaître que, depuis vingt ans, elles augmentent sans cesse, faute d’une véritable politique déterministe sur une période longue.
France conserve espoir, un jour, probablement peu lointain, une femme ou un homme insufflera les bons ingrédients pour une véritable remise sur pied.
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Fleur Leave a comment
Fleur
Fine et première, elle est de quelque chose,
Epanouie, elle est dans la force de l’âge,
Gaie et joyeuse, elle peut être mise au fusil,
Meilleure, élite, elle est des pois,
En colère, elle est sur la peau,
Triste, elle s’associe aux couronnes,
Sa fragilité n’a d’égal que sa force.
Les fleurs sont de toutes les couleurs du blanc presque transparent au noir sombre velouté en passant par les jaunes, les roses, les oranges, les bleues, les vertes, les beiges, les crèmes, les rouges, les grenats. Elles ont une caractéristique en commun : l’irisation
Elles ont des formes diverses et innombrables : des petites, des grandes, des naines, des géantes, des rondes, des droites, des courtes, des longues, des ovales, en cloches, des refermées, des évasées. Elles ont une caractéristique en commun : la beauté.
Certaines se redressent, d’autres s’avachissent, les unes sont raides, les autres sont souples. Elles occupent un grand espace, se dissimulent dans les roches, se cachent dans un petit trou, se terrent au creux d’un pli de terrain ou se redressent sur un vallon. Elles ont une caractéristique en commun : le silence.
Elles occupent le terrain toute l’année, de janvier à décembre. Elles sont là en tous temps, toutes circonstances, les gaies, les tristes, les moroses, les autres. Elles accompagnent sans cesse, discrètement ou ostensiblement. Elles ont une caractéristique en commun : leur présence.
Elles vivent le temps qu’elles vivent. Certaines sont décédées presqu’avant de naître, d’autres fleurissent plusieurs semaines, d’autres encore plusieurs mois, parfois uniquement la nuit mais la plupart du temps le jour. Elles fleurissent dans toutes les positions : debout, couchée, assise, allongée, pendue, torturée. Elles ont une caractéristique en commun : leur docilité.
Elles ne sont ni racistes, ni perverses, ni contrariantes, ni difficiles, ni méchantes, ni rancunières, ni … Elles ont une caractéristique en commun : leur pacifisme.
Elles sont là pour le bonheur des hommes, silencieuse, acceptant tout, souffrant tout et renaissant sans cesse.
Les fleurs …
Jean-Louis RIGUET
La beauté et les horreurs sur la toile Leave a comment
Au hasard des pérégrinations sur la toile, l’on découvre une quantité d’images ou de textes complètement différents les uns des autres. Il y a de tout mais pas rien. Rien n’existe pas sur la toile. Le néant n’a pas droit de cité. Une information chasse celle d’avant. Une image élimine celle la précédant. Un sourire est éliminé par celui qui le suit.
L’on voit de belles images, de sublimes photos et des horreurs. L’on voit de beaux textes, de sublimes poésies et des horreurs. L’on voit de belles idées, de sublimes concepts et des horreurs. L’on voit de belles publications, de sublimes publicités et des horreurs.
Les belles choses dévoilent des femmes sublimes, des sourires enchanteurs, des hommes musclés, des chevaux superbes, des fleurs enchanteresses. Les belles choses révèlent de poésies sublimes, des textes intéressants, des répliques fortes, des points de vue contraires. Les horreurs restent des horreurs.
La vue se régale ou pleure. L’ouïe est enchantée ou scandalisée. Le cerveau peut y trouver son compte ou pas. Cependant, il manque l’odeur, le parfum, le fumet. Il manque aussi les phéromones, ces substances émises à dose infime qui font la différence dans les relations entre les hommes et les femmes. Il y manque aussi le toucher, le serrement d’une main, le ressenti physique de l’autre. Comment savoir s’il y a des horreurs ? Je reste optimiste, il n’y a forcément que de bonnes choses.
Au hasard du ressenti d’une photo, d’une phrase, d’un sourire, d’un galbe, d’une image, d’une musique, on aime spontanément ou pas. On essaie de communiquer. Parfois, cela marche. Souvent, cela se gâte car il y décalage entre le ressenti et la réalité. La beauté, porteuse d’espérance, suscite des émotions et des aspects perçus, variablement, identiques ou différents de la réalité qui, elle, est toujours brutale. Les transferts sont fréquents avec leur lot d’imaginations trompeuses. Ce sourire enjôleur promet tellement que, naturellement, il sera déçu car il manque la proximité, la spontanéité, la réception des substances subtiles émises par l’autre.
Quand la femme ou l’homme est sensible, ou hypersensible, difficile pour elle ou pour lui de résister à son appel du cœur ou de ses sens. Un film se crée et se tourne à l’insu de son plein gré. Ce qui fait monter le thermomètre le fait redescendre aussi vite, et, occasionnellement, plus bas qu’il n’était auparavant.
Instrument pratique, ludique et communicatif, la toile reste néanmoins incomplète dans la relation avec l’autre. Elle ne reste qu’un instrument. Le risque est que chacun peut échanger au bout du monde mais ne ressent pas à coup sûr le besoin, l’envie ou la volonté de s’intéresser à son voisin de palier. Si les échanges se font avec les êtres connus, il n’y a pas de soucis, l’échange est automatiquement productif. Mais s’ils se font uniquement à travers des images, la déconvenue peut être à l’arrivée.
Néanmoins, la toile reste un instrument merveilleux à ne pas mettre entre toutes les mains.
Le 12 mai 2012
Jean-Louis Riguet
Le monde politique est en effervescence Leave a comment
Le monde politique est en effervescence en raison d’une élection présidentielle prévue de longue date. Chacun place ses pions. Chacun défend sa thèse. Un seul gagnera. Pour l’instant, on reste dans l’attente des programmes, les vrais. Pour l’instant, on assiste à es joutes oratoires sans intérêt. Puisque l’un dit rouge, l’autre dit blanc, et le troisième répond blanc. Mais c’est souvent en-dessous de la ceinture. Quand aurons-nous un homme ou une femme politique apte à voir une France et une Europe dans dix ans, quinze ans, vingt ans et plus. La vue exerce dans la myopie. Nous avons deux mois de visibilité et c’est tout. Après, ce sera le grand point d’interrogation. Le gagnant commencera par placer ses amis aux places financièrement les meilleures et au pouvoir certain. Après les législatives, il y aura une nouvelle distribution des cartes, mais les amis placés resteront à leur place. Tout recommencera comme avant. Finalement, on aura assisté à une tempête dans un verre d’eau. Nous en sommes aussi responsables. C’est triste.
La neige paralyse tout, tout sous elle et autour d’elle Leave a comment
La neige paralyse tout, tout sous elle et autour d’elle. Immaculée, dans un premier temps, personne n’ose la souiller. Marcher dessus ou dedans serait un crime, un crime de lèse-beauté. Ensuite, on met un pied puis deux, puis trois, et on marche d’un pas feutré. Le silence envahit les oreilles. Tout est assourdi. Et l’on se rend compte que l’on est seul, seul au dehors, seul sur cette immensité blanche. Mais où sont passés les autres. Pas d’humain, pas de voiture, pas d’animaux. Rien à part soi dans ce coton froid. L’on se sent coupable de jouir de cette situation exceptionnelle. Profiteur, l’on est profiteur d’un moment in-envisageable. Alors, on avance d’abord avec des petits pas puis des pas un peu plus grands, enfin on avance normalement. On ne croise personne. On n’est doublé par personne. Seul, on est seul au monde sur ce blanc froid et immaculé. Jusqu’au moment où un engin motorisé à quatre rou Lire la suite »
Quatre pattes Leave a comment
Quatre pattes. Ma confrontation avec le monde animal résulte de plusieurs rencontres. Tout d’abord, dans ma prime jeunesse, mes parents avaient un fox terrier, noir et blanc. Une petite carne bien coriace ! Je n’ai jamais su pourquoi on l’appelait Ric Rac. Sûrement qu’il y avait une raison datant de l’époque. Un jour, il eut le malheur de me mordre à la figure. Je n’en suis pas défiguré pour autant, mais le mal était fait. Un autre jour, à l’automne suivant, il ne revint pas d’une chasse à laquelle participait mon oncle. Avait-il voulu servir de bouclier à une balle ou une slave de plombs ? Personne n’a voulu me répondre. Il paraît que ce fut un accident. Mon oncle qui possédait un superbe Setter feu n’a jamais rien avoué.
Il a fallu que j’attende longtemps avant d’être confronté de nouveau avec un animal. Ce fut en Allemagne, en pleine Forêt Noire, dans un grand pré triangulaire situé derrière l’hôtel où nous avions élu domicile pour quelques jours, avec mon épouse. Dans ce champs, il y avait un troupeau de moutons, blanc et noir. Quoi de plus banal ! Parmi eux, un mouton plus curieux ou moins peureux est venu à notre rencontre. Nous l’avons caressé. Puis, comme il insistait, nous avons cherché de quoi lui donner à manger, en plus de l’herbe bien verte et grasse qu’il avait dans son pré. Nous n’avons pas trouvé autre chose que du chocolat. Nous lui avons présenté. Il a goûté puis il a aimé. Dès lors et jusqu’à notre départ, chaque fois qu’il nous voyait, du plus loin qu’il était, il cavalait au grand galop vers nous pour avoir son morceau de chocolat. Qui a dit “être bête comme un mouton ?”.
Un matin, alors que j’attendais le train de banlieue me conduisant de Garches à la Gare Saint-Lazare, avec mon épouse venue m’accompagner (c’était les débuts de notre mariage, ceci explique cela), nous avons vu arriver un chien qui fouinait partout, à la recherche d’humains semble-t-il. Il s’agissait d’un bâtard mâtiné de Labrador, noir sans collier. Le train arrivait. Je montais dans le wagon, laissant ma femme sur le quai. Le soir, elle m’apprit qu’elle avait récupéré le chien, téléphoner au commissariat, aux SPA et hôpitaux locaux. Sans succès. Personne n’avait perdu de chien. On nous fit comprendre qu’il fallait le garder quelques jours et qu’ensuite … Ensuite, nous avons conclu que ses maîtres avaient eu un accident fatal car le chien avait peur des blouses blanches et il est resté chez nous. Au début, il fuguait tout le temps. Pas une promenade sans qu’il nous échappa. Puis, un jour, il décida de rester avec nous. Même la porte ouverte il restait tranquillement assis sans aucun signe de tentative de fuite. C’était un Rambo, entendez par là un bagarreur. Je me souviens d’une fois, en montagne, sur la Pointe de Nyons, Fidou notre chien qui est allé défier un autre chien deux fois plus gros que lui, tout aussi bagarreur. Il a fallu que je les départage à coup de pieds car sinon l’un des deux serait resté sur le carreau. Ce pauvre Fidou est décédé d’une maladie affreuse, dont je ne me souviens plus du nom, qui le faisait, au hasard d’une promenade, tout à coup partir plus vite qu’il ne voulait en titubant de droite et de gauche jusqu’à s’affaler par terre. Dans ces cas, je le prenais à bras le corps et le transporter jusqu’à mon domicile pour qu’il se repose un peu. Quelques heures après, il repartait. De cette maladie, j’en garde un goût amer car elle m’a conduit à le faire piquer. D’un autre côté, je pense que ce traitement, que l’on n’oserait pas appliquer à un humain, est bien plus humain qu’il n’y paraît à première vue car il l’a soulagé de misères énormes.
Juste après la fin de cette vie, nous avions, ou plus exactement ma femme avait, recueilli une chienne berger allemand malheureuse. Il le lui restait plus que la peau et les os. Cette bête était d’une gentillesse extrême, trop sûrement, puisque les précédents maîtres en avait usé, voire abusé. Malheureusement, sa vie qui avait été tout, sauf un long fleuve tranquille, l’a quittée trop tôt. Nous avons alors eu un Labrador noir, une femelle également trop gentille, qui s’appelait Indy. Nous l’avons gâtée, choyée, pourrie. Trop sûrement car elle aussi n’a pas vécu longtemps. Je l’avais laissée un matin en partant travailler, après lui avoir donné à manger. Elle reposait dans le salon. Je lui avais caressé le museau. Elle m’avait fait des yeux de braise. Mon épouse m’a appelé une demi-heure plus tard. Indy était passée dans l’autre monde.
Pendant cette même période, ma belle-mère qui habitat une grande maison en meulière posée dans un grand jardin avait pour voisin un couple de hollandais qui possédait des chiens, plusieurs Airedelles. Souvent, on les retrouvait dans notre jardin, situé légèrement en contrebas du leur, mais séparé par une clôture assez haute. Personne ne comprenait comme cela était possible. Notre voisine fit le guet. Et elle découvrit le pot aux roses. Les chiens se positionnaient de telle manière qu’en faisant du saute-mouton, ils pouvaient sauter pardessus le mur. Ils étaient très organisés. Le plus lourd servait de porteur. Les plus légers sautaient après un élancement de quelques mètres. Pas si bête que ça !
Quelques années plus tard, ma fille revient à la maison avec un chat âgé de quelques mois; C’était un chat de gouttière, un beau bâtard, avec un caractère pas facile, mais gentil quand même. Il était né dans la campagne, à la dure, seul. Il tombait dans une bonne maison qui lui assurait le clos, le couvert et le mangé. Il nous adopta. L’inverse n’est pas vrai avec un chat. Un beau jour, le soir, alors que d’habitude il venait me chercher au sortir de la voiture comme l’aurait fait un chien, pas de chat. Peu inquiets, nous avons pensé qu’il était parti à la chasse. Deux jours durant, il n’est pas rentré. L’inquiétude commençait à monter. Puis, vers les cinq heures du matin, j’ai senti quelque chose d’humide me frôler la main avec un tout petit miaou. Aussitôt réveillé pour de bon, j’ai allumé la lumière et j’ai vu mon chat avec une patte endommagée, les yeux vitreux. Branle-bas de combat dans la cahute, j’ai pris mon chat et l’ai emmené aussitôt chez le vétérinaire de service, à l’autre bout de la ville. Sa patte arrière gauche avait été prise dans un piège. Il avait du bagarrer longtemps pour se dégager et souffrir pour rentrer à la maison. Nous l’avons fait opérer. Il lui restait trois pattes entières et une demi patte à l’arrière. C’était beaucoup moins stable, bien sûr. Quelques années après, il s’est mis à maigrir et à souffrir. Le vétérinaire a fait son pronostic. Maximum deux mois et encore … Nous l’avons choyé et soigné. Surtout des calmants pour qu’il ne souffre plus. A la fin, il fallait le sortir dehors et le soutenir pour qu’il fasse ses besoins. Un matin, après l’avoir aidé dans ses ablutions, il m’a regardé avec yeux de braise qui en disent long sur ce que les animaux pensent et ne peuvent exprimer. Je l’ai longuement caressé. Je suis parti travailler et suis rentré le soir, un peu angoissé. Point de chat dans la maison. Je l’ai cherché dans tout le jardin. Pas de chat. Ma fille est arrivée. Nous avons recommencé les recherches. Nous les avons étendues au pré d’à côté. Pas de chat. La nuit il n’est pas rentré non plus. Il a bien fallu conclure. Monsieur le Chat était parti mourir tout seul dans la nature comme il était né seul quelques années plus tôt. Dignement.
Depuis, j’ai un petit chat, petit car adulte il est toujours tout petit. Il est gentil, adorable, se comporte comme un chien, vient me chercher à ma porte de voiture par n’importe quel temps. C’est lui qui m’a choisi car c’est encore ma fille qui l’avait ramené à la maison. Parfois, quand j’écris, il vient se blottir sur moi. Nous passons les nuits ensemble, en tout bien tout honneur. Je passe sur ces caprices. Il me le rend bien. Je sais que lui aussi me quittera, le moment venu, pour que je ne le vois pas mourir. Les chats sont pudiques, beaucoup plus que les humains. Ils ne trichent pas non plus. Depuis quelques semaines, un gros chat jaune, au moins le double du mien, est venu s’humaniser dans mon grenier. Je veux dire par là qu’à priori il est sauvage, mais il ne dédaigne pas la nourriture qu’il peut avoir, au besoin en s’introduisant en clandestin dans ma maison. Depuis que je m’en suis aperçu, tous les soirs, je mets un point d’honneur à lui servir une pâtée sous les yeux furibonds et jaloux de mon chat. Il est toujours aussi sauvage mais il ne rentre plus chez moi pour marquer son territoire.
Je sais que je me prépare des jours difficiles. Car même si ce ne sont que des bêtes, nous nous attachons à eux. Et puis, ils ne sont peut-être pas aussi bêtes que ça.
Une petite larme sur mes animaux disparus. Un voeu de longue vie à mes compagnons actuels.
Pas si bête que ça !
Jean-Louis Riguet
Les cerveaux de la femme Leave a comment
Il est bien connu que la femme dispose de plusieurs cerveaux. Malheureusement, l’homme n’en a qu’un. Je veux dire par là que la femme est capable de faire dans une journée plein de choses alors que l’homme ne peut faire qu’une seule chose à la fois. Et encore, peut-être péniblement !
C’est pourquoi quand l’on pose la question suivante : Si vous deviez acheter un cerveau, prendriez-vous un cerveau de femme ou un cerveau d’homme ? La réponse est : un cerveau d’homme car il a beaucoup moins servi ou pas servi du tout.
Bonne blague !
Jean-Louis Riguet
Ecrire toute sa vie pour ne pas être publié Leave a comment
Ecrire toute sa vie pour ne pas être publié.
J’ai écrit des milliers de pages, noirci des milliers de feuilles, pour la postérité, sans aucune publication. Ma signature est reproduite à des milliers d’exemplaires. Dans le plus grand anonymat; Mais je sais qu’elles seront conservées à jamais. 75 ans sur mon lieu de travail actuel à Orléans, déjà depuis plus de 20 ans. De même, elles reposent sur mes lieux de labeur précédents en Poitou, en Beauce près du Faux Perche, puis à Paris. En tout, cinquante ans d’écriture anonyme conservée d’abord sur les lieux de sueur, puis elles seront versées aux archives départementales. A jamais !
Aucune publication, si ce n’est administrative. Peu de lecteurs, uniquement les parties concernées auxquelles s’ajoutent deux ou trois personnes des administrations concernées. Ce n’est pas glorieux mais cela donne l’envie d’écrire, l’envie d’écriture. Une virgule ou un point ont leur importance sur ces textes pouvant être la base d’une procédure judiciaire, le cas échéant. La tournure d’une phrase aussi. Mais ce n’est pas très sexy.
Je n’en rougis pas, je n’en ai pas honte, j’en suis même fier. Moi, le petit homme besogneux, issu d’une famille plus que modeste, sans diplôme officiel autre ceux professionnels. Ah si, j’oubliais le Bepc, tu parles d’un diplôme ! Certes, ce que je détiens est l’équivalent d’un Bac + 7 ou 8, mais je n’ai pas le Bac, même si … je l’ai utilisé à plusieurs reprises pour conquérir une île.
Pas de quoi fouetter un chat … me direz-vous ? Peut-être que l’envie d’écrire me permettra de sortir de cet anonymat, sait-on jamais ? En tout cas, une activité pour ma future retraite.
Jean-Louis Riguet
L’inspiration ne vient pas toujours le moment venu Leave a comment
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L’inspiration ne vient pas toujours le moment venu, le moment où il faudrait qu’elle arrive. Alors, la page blanche reste blanche. L’encre sèche avant d’avoir parcouru les quelques lignes qui auraient dû sortir. Malgré tout, des mots s’additionnent aux mots pour former des phrases dont certaines ne veulent rien dire. Il faut être humble. C’est dans ces moments que l’on comprend toute la difficulté, toute la souffrance des écrivains, des auteurs. Le cerveau ne fournit rien et pourtant il faut écrire. Alors les doigts s’agitent sur le clavier. La machine fait le reste. Ce soir, rien ne vient. Ce sera pour une autre fois…. espérons-le. Il faut garder espoir. L’espoir fit vivre. Il permet d’envisager quelque chose de plus ou de différent. Il combat le néant, ce rien. On dit que le rien n’existe pas et pourtant … il pèse lourd, parfois très lourd. Ce n’est pas rien. Boniment que tout cela. Peut-être … mais n’y a-t-il pas un fond de vérité ?
Jean-Louis Riguet
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Bienvenue sur ce blog. Bonjour à tous, à tous ceux qui ne me connaissent pas dans cette nouvelle activité, à tous ceux qui me connaissent dans une autre activité et qui ne soupçonnent pas cette nouvelle activité.